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Début de restauration de la salle des cuves

Cette pièce, très exiguë, est attenante à l’usine électrique. Une porte coupe-feu les séparent. Ce n’est pas surprenant puisqu’on y trouve trois cuves (ou réservoirs) à gas-oil d’une contenance de 1 725 litres chacune, mais également deux cuves d’eau, d’une contenance de 2 700 litres chacune, toutes destinées à l’alimentation et le refroidissement des moteurs Renault.

C’est au mois d’avril 2016 que nous avons entamé la restauration – délicate – de cette pièce.

Premièrement, il s’agissait de démonter tout ce qui était démontable et qui allait gêner aux travaux. Ainsi, les glissières des niveaux présentes sur les cuves furent retirées, tout comme l’ensemble de la tuyauterie des cuves à eau, avec vannes et raccords. Les conduites de ventilation qui s’y trouvaient n’échappèrent pas à la règle, tout comme les étagères situées au fond de la pièce.

Préalablement au décapage, les marquages présents sur les différentes cuves (volumes, arrivées et sorties, niveaux) furent photographiés puis décalqués, dans le but de les reproduire à l’identique et à leurs emplacements d’origine.

Le manque de place à certains endroits (notamment derrière les cuves) ne facilitait guère le passage des brosses métalliques. Quoi qu’il en soit, les cuves de gas-oil et d’eau furent décapées dans leur intégralité et, une fois dégraissées (notamment pour les cuves de combustible), elles furent recouvertes de deux couches d’apprêteur anti-rouille (la teinte définitive viendra par la suite).

La tuyauterie des cuves à gas-oil démontable fut démontée, y compris les imposantes vannes d’arrivée de gas-oil situées sur les trois cuves (celles-ci seront bientôt, ouvertes, nettoyées, révisées et repeintes dans leur teinte d’origine). A cette occasion, nous eûmes la surprise de constater que le tuyaux d’arrivée de gas-oil en contenait encore, soixante-seize ans après !

La porte coupe-feu, une fois son mécanisme de retenue et de fermeture retiré, fut entièrement décapée et apprêtée. Lors du décapage, un marquage a d’ailleurs été découvert. La porte fut ensuite maintenue provisoirement en position ouverte, en attendant la remise à neuf de son mécanisme de retenue et de fermeture.

L’apprêteur des cuves et de la porte ayant parfaitement séché, les murs furent entièrement décapés.

Le plus gros avait été fait. Il fallait maintenant nettoyer la totalité du sous-sol, recouvert de poussière, pour passer à l’étape suivante : la mise en peinture générale.

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